HELL GENESIS
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Tu es ici dans un endroit où tous les fans de vampires, de lycans et bien d'autres créatures encore se retrouvent et se transforment, dans un monde sombre et étrange (C'est un jeu de rôle entre adultes!! Merci aux personnes mineurs de passer leur chemin, si vous entrez de votre plein gré, nous nous déchargeons de tout trouble occasionné par le contenu du jeu de rôle. )

Toi, voyageur, si tu te sens assez imaginatif et créatif, HELL GENESIS t'ouvre ses portes, tu n'as qu'à les pousser et entrer.
A très vite et bienvenue sur HELL.


On vous avertit Invité que c'est dangereux ici, mais sans risque, où serait le plaisir...
 
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 Echanges de bons procédés [Pv Astrid]

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Gregoire Mercuri

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MessageSujet: Echanges de bons procédés [Pv Astrid]   Dim 24 Fév - 15:14

-il va falloir que je reste un peu avec vous pour que vous puissiez faire plusieurs soins…je ferais à manger en contrepartie, ou des travaux d’entretien…comme vous voulez.
-- …Plusieurs jours !?.....Soit vous doutez de mes pommades, soit vous cicatrisez vraiment très mal. La cuisine, ça… je ne vous laisserez pas approcher ma marmite, par contre, votre aide pour rendre plus étanche mon toit, c’est avec plaisir que j’accepte….je dois reconnaitre que ce genre de travaux n’ont jamais été ceux que je préférais et à force de repousser…il aurait bien besoin d’une révision.


Il y avait pire en proposition d’échange de bons procédés et j’étais enchanté que cela prenne cette tournure, après un premier contact mitigé.
Je ne me liais pas facilement et craignais toujours d’être victime de personnes malintentionnées, ce qui visiblement n’était pas le cas concernant Astrid.
Elle était même encore plus méfiante que moi c’est dire.
Mais le retour d’une fiole, un sac prêté, une soupe partagée, et bien des barrières tombent pour que s’expriment les vraies envies du moment.

Puis entrèrent dans le jeu ces soudards qui avaient flairé sans doute l’occasion de faire un coup d’éclat au détriment de deux proies faciles pour eux.
Je n’étais pas décidé à m’en laisser conter, encore moins à ce qu’ils ennuient Astrid.
J’avais récupéré le sac compromettant, sachant qu’ici le braconnage était puni de mort par le seigneur des lieux, mais il leur faudrait grande agilité et persévérance pour me faire leur prisonnier.

L’interrogatoire alla vers ma compagne alors que je posais ma main sur la sienne, qu’elle sache que j’étais avec elle, nous étions tous deux dans la même galère.

Bien sûr elle répliqua à bon escient et lorsqu’elle se retourna pour faire face au militaire, celui-ci la reconnut sous le vocable de « la maudite ».
Réactive, Astrid se leva et profitant de la stupeur ambiante, menaça de malédiction tous ceux qui s’approcheraient trop près d’elle, trop prés de nous, me faisant signe de la suivre.
Les plus téméraires reculaient au fur et à mesure que nous avancions, Sorbonne vigilant à qui s’approchait de sa maitresse.
En très peu de temps nous fumes dehors, bien décidés à mettre le plus de distance entre eux et nous.
Rapidement les bois nous engloutirent et Astrid me parla enfin.

– Ne croyez pas les rumeurs Grégoire….Venez il ne fait pas bon rester trop près du village pour l’instant.
je souris avant de lui répondre.
-vous savez je ne suis pas voleur de poules non plus et je n’ai pas plus envie que ça de rester par ici, alors je vous suis volontiers.

Par bonheur je n’avais pas attelé Flocon et je lançais un bref coup de sifflet lorsque nos pas nous conduisirent sur le chemin entre bois et pâture.
Pour ma roulotte, je verrais plus tard.
Ce n’était pas la première fois que je l’abandonnais ainsi, sa récupération ne poserait aucun problème.

Le chemin fut long, j’avais même parfois l’impression que nous passions plusieurs fois au même endroit.

« Vous savez je ne sais pas pourquoi ces gens ont peur de vous, mais je ne crois pas une seule seconde que vous soyez maudite. Je fais partie aussi de ces personnes qui ne sont bienvenues nulle part, sauf peut être à votre chaumière…l’idée de travaux en contrepartie de soins et de cuisine me convient bien…et si je bricole bien vous me direz pourquoi on vous dit maudite… »

Après maints détours, précautions, je vis à l’orée d’une clairière se dessiner le toit en question, ainsi que les différents espaces autour de la chaumière.
Au loin il me semblait entendre une source, un ruisseau.
Il n’y avait pas que le toit qui avait besoin d’entretien et plusieurs jours ne suffiront pas à tout mettre en état acceptable.

« oui je comprends que vous ne soyez pas motivée par tous ces menus travaux » commentais-je. «Vous pensez pouvoir me supporter combien de jours, parce cela ne va pas se faire en vingt quatre heures tout ça, et quand je commence j’aime terminer… votre proposition tient toujours ? »

J’aime bien terminer oui, et aussi et surtout j’avais envie de rester, de faire connaissance, ne plus me sentir seul durant quelque temps.

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Astrid de Corvinet

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MessageSujet: Re: Echanges de bons procédés [Pv Astrid]   Ven 8 Mar - 22:26

– Les gens ont peur de ce qu’ils ne comprennent pas et ne connaissent pas alors vous savez….ça fait bien longtemps que je n’y prête plus attention mais je m’en amuse parfois comme ce soir. Au moins nous avons pu partir sans heurt grâce à la « maudite ».

Lorsque nous sortîmes du bois, Sorbonne nous dépassa en courant pour se précipiter vers ma modeste chaumière. Il retrouvait son « chez-lui » et surtout les poules qu’il allait tyranniser de temps à autre.

– Nous arrivons juste avant la tombée de la nuit. En voyant son regard vers le toit. J’espère que ça ne vous effraie pas…

Surpris par l’ampleur des travaux, sa phrase me fit sourire.

– Vous verrez mieux demain au jour le temps que ça devra vous prendre…et je verrais si je vous supporte assez au-delà que deux jours. Sorbonne faisait courir deux poules, je lui « aboyais » dessus. SORBOOONNE …

Il revint vers nous, complètement satisfait de sa mauvaise action. Je m’abaisse à sa hauteur et lui caresse le dessus du crâne.

– Vilain chien. Dis-je sans le penser. Sorbonne….Grégoire va rester quelques…jours avec nous alors je te prie de ne pas l’embêter comme les poules.

Pour réponse, il regarda Grégoire et me donna ensuite un coup de langue avant de repartir faire le tour du propriétaire.
Nous continuons jusqu’à la maison dans laquelle, j’invitais Grégoire à y pénétrer. Sorbonne passa entre nous deux pour aller se coucher près de la cheminée éteinte.

– Je vais vous montrer où vous allez pouvoir dormir.

La chaumière n’était pas grande. Elle disposait d’une grande pièce principale qui faisait office de cuisine, salle à manger et chambre, c’est-à-dire un lit contre un mur avec une grande armoire juste à côté. Puis une seconde pièce attenante à la pièce principale, servait autrefois de chambre à Cristos. Dans cette petite pièce s’entreposait des livres, des plantes dans des boites fermées. Elle me servait de laboratoire pour mes préparations.

– C’était la chambre de Cristos…..mon père. Père adoptif mais je le considérais comme tel depuis qu’il m’avait sauvé des flammes. Je vous demande juste de ne pas toucher à tout….surtout aux boites que vous voyez là-bas. Quant aux livres je doute qu’il vous plaise se sont des livres plutôt spéciaux…parfois interdits. C’est ce qui contribue à ma légende en tant que « maudite », les connaissances que m’apportent ces livres.

J’étais peut-être trop confiante en lui rapportant tout cela. Cristo n’aurait probablement pas aimé.

– Je vais peut-être récupérer les gibiers dans votre sac pour les accrocher dans la cuisine. Le lit n’est pas très confortable mais au moins vous serez mieux ici que dans la grange ouverte au vent….voir à la pluie.

Je le laisse prendre possession de sa « chambre » pour aller m’occuper du feu. De la paille, du petit bois et des morceaux plus gros pour la suite.
Silex en main, il me fallut quelques secondes pour obtenir les étincelles nécessaires à enflammer l’amadou* que je dépose sous la paille pour donner plus de flammes.
A genou je soufflais sur mon feu et commençait à l’alimenter du petit bois….Je ne vis pas Grégoire revenir dans la pièce. C’est une fois debout et lorsque je me retourne que je le vis dans mon dos à me regarder.
Je frottais mes mains sur mon jupon avant d’aller me les laver dans un seau d’eau propre.
De mon armoire, je sors une boite en bois sculptée.

– Je ferais chauffer votre lit avec quelques braises tout à l’heure….en attendant, voyons cette lèvre. Vous venez ?

Je tire une chaise pour le faire asseoir. Moi, je restais debout face à lui.
Ma boite contenait des linges propres et une pommade à base de plante antiseptique dans un flacon en verre.
Odeur de lavandin et une note de menthe poivrée se répandait autour de nous. J’aimais ce parfum et je le respirais avec plaisir.
Doucement j’appliquais la pommade sur la lèvre de Grégoire.

– Et vous ? Pourquoi passiez-vous dans cette région mise à part le fait d’être un saltimbanque…vous aviez un autre raison ? …Si je vous fais mal dites-le moi…

Nos regards se croisèrent et j’en fus presque gênée.

*
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Dernière édition par Astrid de Corvinet le Lun 18 Mar - 21:40, édité 1 fois
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Gregoire Mercuri

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MessageSujet: Re: Echanges de bons procédés [Pv Astrid]   Dim 10 Mar - 16:30

Deux écorchés qui ne se lient pas facilement mais qui tentent de faire connaissance, s’apprivoiser, car en deux rapides confrontations, ils savent, mais ne se l’avouent pas, qu’ils ne sont pas ennemis, n’ont rien à craindre l’un de l’autre.

A vue de nez, comme ça, plusieurs jours seront nécessaires, mais tout est tellement aléatoire.
La cohabitation peut s’avérer plus difficile que nous ne l’imaginions.
La question était posée, et la réponse était logique.
Sorbonne fut informé que j’allais rester et j’en souris à l’imaginer répondre par un aboiement qui ne vint pas.
Juste un regard et un coup de langue à sa maîtresse et il repartit à ses occupations de chien de la maison, non sans avoir coursé les poules, qui picoraient en toute insouciance.

« Au moins c’est un bon début de le prévenir que je ne suis plus un indésirable pour quelques jours »

Il passa entre nos jambes alors qu’Astrid me faisait les honneurs de l’intérieur de son chez soi.
Une grande pièce qui lui servait pour toute la vie quotidienne, une grande cheminée attendant que l’on vienne la nourrir pour qu’elle puisse distribuer sa chaleur encore désirée par les nuits fraiches de cette fin d’hiver.
A coté un espace plus restreint, qui m’abriterait pour les nuits à venir.
La chambre ou couchait son père…et ou sont entreposés livres, boites, flacons et bien d’autres choses personnelles.

« Je n’ai pas pour habitude de fouiller chez les autres vous savez…si cela vous rassure j’irais coucher dans la grange, j’ai l’habitude… »

Sans doute une certaine gêne à accueillir un quasi étranger sous son toit qui lui faisait tenir ses propos.
Je ne lui en tenais pas rigueur et la laissais récupérer le gibier dans mon sac.
Elle avait entièrement raison leur place était dans la cuisine à attendre d’être mitonné.
Seul quelques instants je regardais autour de moi, mes yeux fixant ces livres interdits, me demandant si ils avaient l’odeur du souffre pour qu’elle soit maudite ainsi.

Affairée à faire jaillir les étincelles créatrices du feu elle ne m’entendit pas arriver dans la pièce.
A genoux elle paraissait tellement vulnérable que je ne me voyais pas la quitter.
La savoir seule serait sans doute un tourment pour moi, et je n’en voyais pas la solution ou n’osais la regarder en face.
Une fois qu’elle fut debout, mon ressenti ne changea pas, au contraire j’avais une forte envie de la prendre dans mes bras et lui dire qu’elle ne serait plus jamais seule.
Mais j’étais tout autant gêné qu’elle.
Le manque d’habitude à dire des mots plus intimes.

Les flammes enflammaient le petit bois qui crépitait et elle s’essuya les mains sur son jupon, puis dans un seau d’eau avant d’aller prendre une boite dans son armoire.
L’heure des soins était arrivée, et alors que je la suivais je m’interrogeais sur sa façon de réchauffer un lit…elle mettait les braises dans un récipient au moins.
Et puis j’irais peut être dormir à la grange, je verrais.

Une agréable odeur de lavande et de menthe corsée embauma mes narines, alors qu’elle ouvrait un flacon.
Ses doigts chauds et délicats étendirent un peu de pommade sur ma lèvre encore tuméfiée, portant ses effluves au delà de mon cerveau.
Elle était attentive à être douce dans ses gestes et je sentais un bien être pénétrer mon corps.
Je crois bien que c’était la première fois qu’une femme s’occupait ainsi de moi depuis que j’étais homme, et dieu que cela était agréable.

« Non vous êtes très délicate vous savez… »

Son corps prés du mien, l’effleurant de temps en temps, serait désormais associé à cette odeur sauvage et enivrante, douce et musquée, savant dosage de vie pétillante et d’humilité préventive.

Oui il me serait difficile de l’imaginer seule, et à mes yeux une solution prenait forme.

Quel risque à parler avec elle, elle qui ne m’avait caché ses secrets secrets.
Aucun bien sûr.

« en effet oui, bien que j’aime aller de foire en foire, je cherche autre chose, sans trop savoir quoi ou qui…qui surtout.»

Ses yeux accrochèrent les miens, ma bouche s’assécha à cette chose inconnue qui me traversa de part en part.

« J’ai été abandonné à ma naissance…je sais juste que ma mère n’a pas choisi d’être enceinte et qu’elle a payé de sa vie de ne pas m’avoir supprimé… »

C’est un but parait-il de retrouver ses racines.
Jusqu’alors je n’en avais pas eu d’autre.
Et à cet instant présent je me demandais ce qui était le plus important…les chercher ou s’en trouver d’autres, planter les siennes.
Le lavandin à la menthe poivrée.
A moins que cela ne soit Astrid, son charme et ses secrets.

« Vous avez dit était en parlant de la chambre de votre Père. Il ne vient plus vous voir ? »

Puis pour ne pas la mettre mal à l’aise avec ma question, je passais à autre chose.

«Vous me montrerez demain ce qu’il y a à faire, que je puisse organiser ma journée. J’espère que le temps sera clément… »

La cheminée diffusait une chaleur des plus réconfortantes et la nuit enveloppait de sa robe étoilée les bois alentours.
Un hibou, ou une chouette, le vent aussi, tous ces bruits du silence nocturne venaient nous bercer régulièrement.

« Merci de m’avoir invité chez vous…je ne sais pas ou j’aurais été après cet incident avec les soldats…vous verrez je vais tout remettre en état et votre chaumière sera comme neuve…personne ne vient se perdre par ici et vous ennuyer ? »

Bien, j’étais bien.

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MessageSujet: Re: Echanges de bons procédés [Pv Astrid]   Mar 19 Mar - 21:45

Le feu crépitait et diffusait un court rayon de chaleur. Sa lumière ne suffira pas à nous éclairer dans quelques temps. Bientôt la nuit prendrait sa place, installant la lune sans bousculer le soleil que nous n’avions pas eu.

– Si vous voulez dormir dans la grange, vous allez devoir la partager avec un bout de ciel et des courants d’air car il n’y a plus de porte et une partie du toit n’a pas résisté aux dernières neiges …mais comme vous voudrez….Je me rendis compte de mes paroles. Je vous ai peut-être offensé….pardonnez-moi, c’est sans doute l’habitude de vivre seule, j’en oublie l’hospitalité et les bonnes manières…mais vous pouvez rester dormir à côté.

Toujours avec la même délicatesse, je terminais d’étaler sur la plaie ma préparation. Je n’osais recroiser à nouveau son regard et m’efforcer de rester fixée sur mon acte….consciencieuse et concentrée.

– Voilà. Grégoire, elle ne devrait pas vous défigurer….demain nous renouvellerons cette application encore une fois.

Le parfum de lavandin à la menthe poivrée flottait dans l’air quand j’allais remettre la boîte dans l’armoire.

– Surtout Grégoire….je tiens à ce que vous vous sentiez à l’aise le temps que vous resterez ici alors ….faites comme chez vous.

Du foyer, je faisais prendre une fine brindille qui me servait à allumer quelques bougies pour nous éclairer : une sur la cheminée qui je dispose sur la table, une vers mon lit et une autre vers l’armoire que je donnerais à Grégoire pour sa chambre.
Puis, une fois toutes les bougies enflammées, je prie place à ses côtés.

– Abandonné… ! Votre entrée dans cette vie n’a pas été facile… et moi qui continue en ne me montrant pas très hospitalière. …Se sont donc des saltimbanques qui vous ont trouvé et recueilli ?

Deux destins tragiques.
Moi j’avais perdu les miens dans un grand incendie. Lui avait perdu ses racines même si l’une de ces racines n’était pas désireuse d’avoir ce fils d’après ce que j’avais compris.

– Mon père a disparu alors qu’il se rendait dans la ville voisine. Je l’ai cherché longtemps sans succès….C’est lui qui m’a tout transmis : les plantes, les livres…

Etait-il mort ou emprisonné quelque part arbitrairement? Aucune de ces deux hypothèses ne me satisfaisaient.

- Je garde espoir vous savez comme si quelque chose me disait qu’il n’était pas définitivement parti. Pour changer de sujet… ….Je crois que votre regard suffira à dénombrer le travail à faire….mhmh mais il y a la grange peut-être en premier comme vous tenez à dormir là-bas…. Je lui souris.

Sourire qui s’effaça aussitôt avec ses propos.

– Ici rares sont ceux qui s’aventurent si loin dans cette forêt, qui comme moi, aurait une mauvaise réputation. Depuis que je suis là, je n’ai rien constaté de tel et ne donne aucun crédit à la rumeur….parlez-moi encore de vous Grégoire…. J’aimais entendre sa voix et sa compagnie.…à moins que vous ne souhaitiez aller dormir ? Dans ce cas il faut chauffer un peu votre lit.

J’allais me lever pour décrocher la bassinoire en fer….pour ne pas lui montrer le trouble qui m’habitait. Si personne ne venait pratiquement ici dans les bois proche de la ville c’est autre chose. Les soldats….Le Recteur y chassent….je fus la proie il y a longtemps, plus exactement quelques temps après la disparition de Cristo quand je le cherchais.

Ma main resta posa sur la table.
A Grégoire en me tournant légèrement, je dis :

– Je suis contente que vous restiez quelques temps….







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Gregoire Mercuri

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MessageSujet: Re: Echanges de bons procédés [Pv Astrid]   Mer 20 Mar - 19:42

Nous étions tous les deux en terres inconnues.
Je ne savais rien d’elle, hormis ce que j’avais deviné à travers ses propos, le comportement des gens à son égard.
Le hasard nous avait fait nous rencontrer, et bizarrement je me sentais proche d’elle, sentant sa sensibilité à vif comme la mienne, son fort caractère.
Nos histoires devaient être sur des chemins de souffrance similaires, peut être est-ce ça qui nous avaient fait être ici ensemble ce soir.
Et puis je ressentais quelque chose d’autre. Sa présence me faisait du bien.
J’avais souvent pensé à elle après notre première rencontre aux échanges un peu vif.
J’étais ravi d’être assis là, à la laisser me soigner, en échange de menus travaux chez elle.

« Je crois que je vais opter pour la chambre...je n’ai jamais invité non plus personne dans ma roulotte, alors je ne sais pas comment je me comporterais dans la même situation que vous… »

J’avais vu, lorsque son regard croisa le mien, son expression un peu gênée, et je crois bien que la même retenue m’habitait.
Sensation de se sentir bien, de se demander si cela est bien raisonnable, si l’autre n’est pas dangereux.
Ce n’est pas une peur à proprement parler, une simple crainte de voir son envie ne pas pouvoir aller plus loin.
Sa main était toujours aussi douce pour appliquer sa préparation odorante, qui déjà exerçait son effet soulageant.
A moins que cela soit sa présence à mes cotés qui me fasse en ressentir déjà les effets.

« Je crois que je vais regretter que ma plaie cicatrise aussi vite Astrid, et si je me blesse en faisant vos travaux ce sera involontaire. » plaisantais-je en lui souriant.
« Je ferais en sorte de me considérer chez moi, tout en gardant cette réserve que tout invité se doit d’avoir…ne craignez donc pas de me voir indiscret…on pourrait se tutoyer, non ? »

Le jour n’était plus, la nuit pas encore établie définitivement, la pénombre nous enveloppait dans la pièce ou mes soins avaient été dispensés.
Astrid s’était levée et avait enflammé une brindille pour allumer plusieurs chandelles.
Je la regardais s’affairer puis une fois la lueur vacillante des flammes établies elle vint s’assoir à coté de moi sur le banc.
Nous étions proches sans nous toucher et je l’écoutais reprendre ce que j’avais dit sur mon histoire et évoquer un peu la sienne.
J’écoutais sans l’interrompre, la laissant une fois de plus me taquiner avec la grange.

« Non je crois que je vais définitivement rester proche de toi… »

Le lit nécessitant d’être réchauffé elle allait se lever pour récupérer la bassinoire ou des braises y seraient mises pour ensuite servir à ramener le lit à une température agréable.
Elle s’arrêta dans son mouvement, sa main posée sur la table, n’osant poser son regard dans mes yeux, m’interrogeant sur mes intentions.

« j’ai envie de parler avec toi…je verrais demain pour définir les travaux, oui, il sera bien temps… »

J’avais pris sa main dans la mienne, sans me poser de questions, et l’avais fait rester auprès de moi.
Sa main était douce et je la gardais un moment dans la mienne, m’en séparant à regret.

« je suis extrêmement content aussi…cela ne m’est jamais arrivé en fait de venir chez quelqu’un…ne m’en veux pas si je suis un peu emprunté… »

Il y avait beaucoup de douceur dans ce qui se passait entre nous.
Du respect et de la timidité.

« Non non, j’ai été recueilli par des Moines…quand j’étais tout petit ils m’ont confié à une dame du village et ce n’est qu’après plusieurs années que j’ai vécu avec eux au monastère, mais ils venaient me voir régulièrement, surtout le père Grégoire, celui qui m’a trouvé. C’est son prénom que je porte…les saltimbanques c’est plus tard… »

Le feu dans la cheminée diffusait une lumière dansante et une chaleur qui peinait à maintenir la température maintenant que la nuit était installée.

« On s’aperçoit bien qu’il y a des courants d’air maintenant… »

Je me levais, la laissant seule sur le banc, pour charger la cheminée de plusieurs buches.
Au retour je saisissais une couverture au bout de son lit et vint me rassoir à ses cotés.
Je mettais la couverture sur son dos, m’en couvrant également tout en passant mon bras autour de ses épaules.
J’avais hésité, mais je ne voulais pas interrompre notre discussion et le froid se disputait nos corps avec le feu.
Nous étions hésitants tous les deux, mais il n’y avait rien de sauvage ni de déplacé dans mon attitude et j’espérais qu’elle le comprendrait.
Nous étions désormais l’un, presque, blotti contre l’autre, le silence occupant tout l’espace.
J’avais conscience qu’autre chose se jouait en ce moment, dans cette pause silencieuse.

« J’avais huit ans que je suis parti avec les Mercuri…mais toi il ne t’a rien dit ton père avant de partir…tu as essayé de le retrouver..»


J’avais encore beaucoup de questions à lui poser, mais je ne voulais pas non plus lui donner l’impression d’être un inquisiteur.

« Tu as toujours habité ici ? »

Instinctivement mon bras l’avait serré un peu plus fort contre moi.

« Il fait vraiment bon être chez toi tu sais. Merci de m’y avoir invité. »


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MessageSujet: Re: Echanges de bons procédés [Pv Astrid]   Sam 23 Mar - 21:26

J’avais levé mes yeux vers le ciel quand il dit regretter que sa plaie cicatrice plutôt vite.

– Involontaire ?! Etes-vous sûre… avec ces regrets que vous émettiez il y a quelques secondes. Je ne vous savez pas si maladroit. Plaisantais-je à mon tour. J’espère que vous vous sentirez aussi bien chez moi que dans votre roulotte en tout cas….je suppose que celle-ci possède une toiture en meilleure état.

Lui, moi.
Tous deux solitaires à leur façon à cause de leur choix de vie ou d’un destin qui s’est joué d’eux.
L’itinérance de Grégoire ne favorisait pas les rencontres à long terme, malgré son métier de saltimbanque qui le met sur le devant d’une scène, il restait seul au milieu d’une foule qui venait le voir.
Moi, je l’étais aussi, seule, suite aux choix de Cristo qui n’aimait déjà pas rester en ville. A l’image de mon père adoptif dans le regard des autres, je suis devenue la sauvageonne, ou « maudite » suivant le cas, qui vivait dans cette forêt tout aussi maudite.

Les bougies apportaient une tout autre atmosphère à la pièce avec la présence de Grégoire.
C’est étrange, je me sentais bien auprès de lui. Ma méfiance se dissipait à mesure que nous parlions. Grégoire ne ressemblait en rien aux rustres, que j’avais croisé de bien trop nombreuses fois, pour finir par me faire une opinion et généraliser sur les hommes.

– Je vois bien que la grange ne te tente plus….de toute manière, tu n’allais pas grimper sur le toit à cette heure-ci, il fait nuit….à moins que tu ne veuilles vraiment te blesser !!

Nous avions abordé le sujet de mon père, Cristo, ravivant de douleurs et horribles souvenirs.
J’avais fait en sorte de dissimuler mon trouble à Grégoire, prétextant prendre la bassinoire, qui réchaufferait son lit.
L’avait-il ressenti malgré mon effort ?
Sa main se posa sur la mienne stoppant mon élan.
Ce contact, anodin pourtant, me remplit d’une douce et tendre chaleur….celle de Grégoire. Je pris place à ses côtés à nouveau.

– Ce sont donc des moines, que je dois remerciais pour ce savoir-faire qui me rendra une belle toiture. Tu as été chanceux d’avoir été recueilli par eux après la perte dramatique de ta mère et de bénéficier d’une éducation….c’est la première chose que j’ai remarqué chez toi en arrivant ici. Savoir-vivre et savoir-faire deux qualités que beaucoup n’ont pas….enfin le savoir-faire il me faudra attendre avant de l’apprécier. Je réussis à lui sourire oubliant Le Recteur.

Lire, écrire n’étant pas non plus une priorité pour travailler dans les champs ou s’engager en tant que soldat.
Il devait souffler dehors. Un courant d’air sournois me fit frissonner.

– Oui c’est à se demander si ce n’est pas un filet de pêche que nous avons au-dessus de nous.

Grégoire n’attendit pas d’avoir plus froid et se leva pour ranimer la cheminée. Moi je refermais le haut de ma robe et resserrais mes bras autour de moi jusqu’à sentir le poids d’une couverture sur mes épaules. J’avais relevé le visage, vers lui, mitigée entre surprise et ….bonheur quand je compris que nous allions partager la même couverture.
Sans le vouloir, je me contracte quand son bras se posa sur moi. Le silence régnait, parfois interrompu par le bois qui éclatait dans les flammes.
Je ne l’avais pas repoussé et comme pour m’excuser d’avoir eu ce sursaut, je refermais la couverture sur nous pour ne pas laisser le froid se glisser sous elle….ainsi nous étions presque l’un contre l’autre.
Puis Grégoire rompt ce silence gêné.

– Les Mercuri sont les saltimbanques qui t’ont ensuite adopté ?

Huit ans !!!?? Lui aussi…
- Tu as toujours habité ici
Les images se bousculaient. Des images que j’avais oubliées.
La grande demeure familiale, mes parents, mon grand frère, Cristo qui me transporte….
Je lui ouvris mes pensées.

- Cristo est mon père adoptif….j’avais huit ans tout comme toi quand il m’a sauvé. Je n’habitais pas là ….ma maison a pris feu avec toutes les personnes dedans…ma famille.

Mes yeux marqués davantage par l’émotion ont cette particularité de passer du bleu au vert difficile d’en juger à la lueur des bougies mais l’émotion était vive. Grégoire ressera son étreinte amicale. Ma tête se posa sur son épaule cherchant le réconfort et la chaleur.

– Nous sommes deux destins frappés au même âge…Merci d’être là.

Je me blottis contre lui détendue.
Sorbonne couché près du feu, releva sa tête dans notre direction, témoin de ce qui se passait à cet instant entre Grégoire et moi.

– Parle-moi de toi encore. As-tu eu accès aux livres des moines ? Leur bibliothèque possède –t-elle des livres interdits ? ….Raconte-moi les villes que tu as aimé…Est-ce que tu souhaites trouver un jour ton père biologique ? .

J’étais bien contre lui. Sa voix me berçait et me conduisait doucement vers le sommeil.

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Gregoire Mercuri

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MessageSujet: Re: Echanges de bons procédés [Pv Astrid]   Sam 30 Mar - 16:53

Cela me rappelait les soirées passées avec les Mercuri lorsque la saison avait été bonne et que nous pouvions rester sans aller travailler.
Alors une certaine insouciance régnait, sans perdre toute vigilance et je pouvais m’éterniser auprès du feu, vaincu par mes paupières qui n’en pouvaient plus.

Astrid et moi étions restés un long moment à écouter simplement le bois qui crépitait avant de disparaître en danseuses aux tons flamboyants, distillant une chaleur réconfortante.

Silence apaisant, ou je respirais lentement la senteur de ma compagne, original mélange de différents parfums, qui renforçait la douceur qui émanait d’elle.
Solitaires et méfiants, ce temps nous était nécessaire pour nous apprivoiser, autant l’un l’autre que soi même.

Nos corps disaient déjà dans leur proximité que notre coté sauvage avait capitulé, que nos solitudes pouvaient se renforcer et devenir une force, source de sécurité et de confort.
Puis je parlais de nouveau, parce que j’étais bien, parce qu’elle questionnait, parce que je voulais lui donner un bout de moi pour exister près d’elle.

« Tu sais les moines ne sont pas des tendres et m’ont élevés à la dure, mais je crois qu’ils sont pareils pour eux, rudes et exigeants.
Au moins cela m’a appris à ne compter que sur moi, mais oui comme tu le dis, en respectant les autres…et comme tous les corps de métier ou presque étaient représentés j’ai appris beaucoup de choses, en plus de la connaissance qu’il y a dans les livres… »


Je sentais son épaule contre moi, mon bras toujours autour de la sienne, protecteur avant tout.
Sa chaleur, son parfum multicolore, m’envahissaient augmentant le plaisir d’être à ses cotés.

« Oui mon éducation a été complétée par celle moins académique des Mercuri…ma roulotte est un cadeau de mon autre père quand je me suis séparé d’eux…cela fait longtemps que je ne les ai croisé..je sais qu’à la fin du printemps ils vont descendre dans le sud comme tous les ans…j’essaierais d’être sur leur chemin à ce moment là pour passer une soirée avec eux…
tu pourras venir avec moi si tu veux, pas de danger que tu sois vue comme maudite, au contraire la Mama discutera volontiers plantes avec toi… »


J’avais dit ça le plus naturellement du monde, comme si il était entendu que nous serions encore proches à cette époque de l’année.
Mais pourquoi ne le serions nous pas.

Ma gorge se serra quand elle parla du drame qui frappa sa famille et cela eut pour effet que mon bras amplifie son accolade et la rapproche encore plus de moi.
Elle se laissa attirer, sa tête trouvant réconfort sur mon épaule, ses cheveux dans mon cou.
Instinctivement ma tête se tourna et je déposais un chaste et timide baiser dans sa chevelure odorante, aux mille senteurs de liberté et de sincérité.

« Oui nous n’avons pas des histoires très gaies toi et moi…c’est arrivé comment cet incendie...mais tu n’es pas obligé de répondre si cela t’es pénible à évoquer tu sais…tu as du être reconnaissante à Cristo de t’avoir sauvé et je comprends que tu le considères comme un père…moi tu sais mon père biologique je le cherche surtout pour lui faire payer ces atrocités… »

Elle s’était blottie encore plus, lovée dans chaque creux de mon flanc, ses bras m’entourant également, presque comme si elle craignait que je ne me dégage de cette étreinte si bénéfique à nos âmes meurtries.
Toujours curieux l’un de l’autre, questions et réponses fusaient et j’allais évoquer la bibliothèque des moines, sous l’œil bienveillant de Sorbonne lorsque je sentis un total relâchement d’Astrid, qui venait de succomber à l’appel du sommeil réparateur.

Je la soulevais avec délicatesse pour ne pas la réveiller, et la déposais encore toute habillée dans son lit, qui avait du se réchauffer à l’âtre de la cheminée.
Je remontais couverture et édredon sur elle, embrassais tendrement son front avant de la laisser s’endormir profondément.

La dernière buche fila dans la cheminée.
Je passais ma veste de toile et sortais devant la chaumière à la recherche de bois coupé.
La lune était haute dans le ciel.
Ronde et blanchâtre.
J’écoutais les bruits environnants, en faisais connaissance, les identifiant comme inoffensifs pour nous, puis je rentrais le panier à bois rempli.

Une fois le foyer chargé de bois dur, à mon tour j’allais me coucher, chandelle à la main.
J’eus du mal à trouver le sommeil, peu habitué à pareille douceur.
Demain le travail m’attendait.

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MessageSujet: Re: Echanges de bons procédés [Pv Astrid]   Sam 13 Avr - 15:01

Je n’avais pas répondu à sa proposition de partir à la rencontre de sa famille adoptive.
Voyager je ne l’avais jamais fait aussi loin, m’éloigner autant de chez moi, de mes racines m’effrayaient quelques parts mais qu’avais-je à gagner à rester ici ? Rien ne m’y retenait à part l’espoir de me venger un jour du Recteur.

– Je n’ai jamais voyagé si loin….et puis peut-être que tu ne seras déjà plus par ici quand il sera temps pour toi de retrouver ta famille…

Personne ne sait de quoi sera fait le lendemain. Je ne chassais pas Grégoire mais je ne pourrais pas le retenir s’il souhaitait un jour s’en aller.
Pour l’heure, il s’était proposé de réparer mon toit.

- …Nous en reparlerons une autre fois, je n’en ai que de vagues souvenirs comme si j’avais souhaité oublier tout cela pour avancer au côté de Cristo. L’heure avançait et mon sommeil harcelait mes paupières. …nous avons chacun, à cœur de faire payer le responsable du mal que nous avons subi. Le temps finira par nous offrir cette belle vengeance un jour ou l’autre.

J’aimais bien sentir les vibrations de sa voix contre ma joue. Son épaule était si accueillante que je ne parvins pas à lutter contre le sommeil, vainqueur sur ma fatigue.

C’est la langue de Sorbonne sur ma main qui me réveilla. Je me tournais à l’opposé en profitant encore un peu de ce moment où l’on sort doucement du sommeil. Contrairement aux autres matins, la pièce était un peu plus chaude.
Un peu plus empêtrée dans mes habits qu’à l’accoutumé, je finis par me relever et m’asseoir dans mon lit. J’étais encore vêtue comme hier.

* ??*

Je mis quelques minutes pour me souvenir de la soirée passée en compagnie de Grégoire. Je crois que mes joues devaient être empourprées quand je compris que je m’étais endormie sur lui. Un regard sur Sorbonne, qui manifestait son enthousiasme à me voir réveillée.
Edredon et couvertures repoussée au pied du lit, je sortis du lit.
Du bois avait été remis dans l’antre et se consumait doucement. C’était agréable de ne pas trouver que des braises au réveil, cela me rappelait le temps où Cristo était encore auprès de moi.

Sorbonne frôlait mes jambes. Il avait l’habitude et le privilège de trouver un bol de lait avant de commencer sa journée.

Je n’entendais rien du côté de la chambre de Grégoire. Je supposais qu’il s’était levé sans bruits ce matin et qu’il avait rechargé la cheminée.
Regardant par la fenêtre pour voir si je trouvais Grégoire, j’en profitais pour observer le ciel encore un peu couvert à cette heure de la matinée mais qui semblait vouloir se dégager.
Je pris juste un châle pour m’enrouler dedans.
Il me fallut quelques minutes pour tirer le lait de notre chèvre.
Pas de Grégoire dehors.

– Voilà ton lait, gourmand.

Le reste du lait, je le mis à chauffer ainsi que de l’eau.
Pendant que le lait se réchauffait, je mis le pain qui me restait, un pot de confiture.
Deux bols étaient également déposés sur la table. Grégoire avalerait sans doute quelque chose dès qu’il sera revenu.
Le lait ne mit pas longtemps à chauffer et faillit même déborder.
Un récipient plus grand contenant de l’eau vient prendre la place du lait.

Sorbonne avait bu son bol en moins de temps qu’il ne fallait. Moi je dégustais mon lait accompagné d’une tranche de pain avec de la confiture.

– ne sais-tu pas ouvrir la porte Sorbonne ? ….Oui, oui je vais t’ouvrir petit impatient et interdiction d’aller persécuter les poules.
Consignes inutiles car tous les matins, c’était son « sport » favori.
Je finissais tranquillement ce petit déjeuner mais ne rangeait rien pour Grégoire.

L’eau avait atteint une température raisonnable. Me pensant seule dans la maison, j’avais fait tombé sur mes hanches le haut de mes vêtements pour débuter une toilette.
Dans une bassine sur une table plus petite, non loin de la cheminée et de dos à celle-ci, j’avais commencé cette toilette, cheveux relevés pour dégager ma nuque.

Je n’avais pas entendu la porte de la chambre s’ouvrir.



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Gregoire Mercuri

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MessageSujet: Re: Echanges de bons procédés [Pv Astrid]   Dim 14 Avr - 20:32

J’étais resté longtemps les yeux ouverts, ou fermés, cherchant un sommeil qui ne venait pas.
Tout allait vite pour moi habitué à prendre mon temps, à être nomade avant tout.
La soirée passée en sa compagnie défilait dans mon esprit, avec en point d’orgue cette interrogation, qu’elle et moi nous nous posions.
Ou serais-je, ou serions-nous elle et moi d’ici quelques jours ou semaines.
Lui proposer de venir avec moi était déjà un élément de réponse, j’avais envie d’être encore à ses cotés.
Une façon d’officialiser ce qui se passait peut être en lui présentant ma famille.

Je tournais, retournais sur la couche autrefois occupée par Cristo dont elle n’avait pas voulu parler plus longuement.
De lui, de sa famille et de sa souffrance.
Tous deux nous avions un passé catastrophe, mais elle comme moi avions eu la chance de rencontrer des personnes qui nous avait fait naître une autre fois.

Et puis là, dans la réconfortante chaleur de sa chaumière j’avais cette sensation qu’à nouveau quelque chose d’important pour moi prenait forme.
Je me sentais bien, pas jugé et accepté comme j’étais.
Plus même, car depuis longtemps personne ne m’avait demandé de partager avec elle un savoir faire.

Je m’étais relevé, avait mis de nouvelles buches dans la cheminée, avait remonté la couverture sur Astrid, vigilant à Sorbonne qui s’était redressé pour s’assurer que mes intentions étaient bonnes.

Puis la fatigue avait eu raison de moi, mes paupières avaient voilé mon regard.

Un peu agité ce passage dans les méandres de mes songes *ou soldats, monstres et prêtres se disputaient un échalas jongleur qui courrait dans la cour d’une abbaye puis stoppait net sa course devant une jeune femme agenouillée ramassant des fioles à terre.*

Drôle de rêve tout de même.

Je m’asseyais brusquement dans le lit, regardant autour de moi étonné de ce qui m’entourait.
Puis ma mémoire me faisait revenir dans la réalité….Astrid, sa chaumière, les travaux.

J’enfilais mes vêtements rapidement, souriant à cette image d’Astrid endormie sur mon épaule, que je soulevais délicatement pour la porter dans son lit.
Je me rappelais l’avoir à nouveau abritée de sa couverture, au beau milieu de la nuit, sous l’œil protecteur de Sorbonne.
Enfin protecteur pour sa Maitresse.
Je me disais qu’il faudrait que je m’occupe un peu de flocon aussi, qu’il ne prenne pas des habitudes vagabondes en se sentant délaissé.

J’avais faim et me demandais, comme tout était calme si Astrid était levée ou déjà partie dans la forêt à la recherche de je ne sais quelle plante, bien que le temps paraisse maussade.
Et moi il faudrait que j’évalue les travaux à faire, car il n’y avait pas que la toiture, à faire en priorité, la clôture était également mal en point ainsi que l’accès au puits.
Sa réserve de bois n’était pas des plus importantes non plus.
Bref il y avait de quoi m’occuper.

Je retapais ma couche, inspectais la pièce d’un regard circulaire pour m’assurer que tout était en ordre, puis me dirigeais vers la porte me séparant de la pièce principale.

Une fois la porte franchie je m’arrêtais immédiatement, figé par la vue d’Astrid me tournant le dos.
Dénudée jusqu’à la taille elle effectuait sa toilette et ne m’avait pas entendu.
Je voyais ses cheveux remontés sur sa nuque, son dos sans vêtement, imaginant, rougissant, la part de son corps que je ne voyais pas et qui était sans chemise également.
C’était une situation à tout faire rater et un instant la panique s’empara de moi, de crainte qu’elle ne se retourne.

Me saisissant d’un châle posé sur le banc, je toussotais pour m’annoncer tout en marchant vers elle, et recouvrais ses épaules, pour qu’elle ne se sente pas gênée par ma présence.

« Excusez moi, je ne savais pas que vous faisiez votre toilette, je sors ne vous inquiétez pas… »

Jamais je ne m’étais retrouvé dans une telle situation et du coup je l’avais vouvoyé, c’est vous dire ma culpabilité, ou mon trouble.
Habituellement quand j’étais avec une femme dans une telle tenue c’était pour une relation charnelle.
Mais là non.
Enfin si mais plus tard…mais parce qu’il y aurait autre chose aussi...des sentiments.

Assuré que le châle ne tomberait pas je sortais dehors, encore embarrassé par cette situation.
J’espérais qu’Astrid ne se méprendrait pas, me mettant dans le même sac que tous ceux qui l’avaient maltraitée, mais tout m’accablait quand même.

Oui le temps était morose et ce n’est pas encore aujourd’hui que j’allais voir une éclaircie dans celui de mon avenir.
Je balançais un coup de pied dans un caillou tout en attrapant l’échelle et montait sur le toit.
Ma faim avait disparu et j’étais redevable de cette tache en échange de ses soins…alors autant m’en acquitter de suite.

Je n’aimais pas ne pas régler mes dettes.

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MessageSujet: Re: Echanges de bons procédés [Pv Astrid]   Sam 20 Avr - 16:03

Le morceau de savon, que je tenais, m’échappa des mains quand le toussotement de Grégoire me fit sursauter dans mon dos.
J’étais pétrifiée sur l’instant et n’osais pas bouger. Le savon avait éclaboussé tout autour de la bassine et flottait en tanguant à la surface de l’eau.
Je sentis le châle se posait sur moi que j’agrippais avec vivacité en tournant mon visage empourpré vers Grégoire, lui, comme promis continua sa trajectoire tout aussi gêné que moi par cette situation.
Son vouvoiement marqua encore plus sa stupeur et la mienne.

Fermement agrippée à mon châle, je suivais sa trajectoire jusqu’à la porte qui se referma derrière lui.
Mon corps, tout entier tendu, se relâcha sur l’instant. Mes mains se posèrent à plat de chaque côté de la bassine, le châle glissa vers le sol.

Je finis par sauver le savon de sa noyade et ragea contre moi-même et contre cette étourderie. Mais comment aurais-je pu savoir qu’il était encore présent dans la chaumière ? Je n’avais pourtant pas été discrète en parlant à Sorbonne.

Le châle fut ramasser et déposer sur le lit. Il ne me restait plus qu’à terminer ce que j’avais entrepris sans omettre de m’accuser de tous les maux pour ma stupidité. Habillée avec une chemise propre mais même jupon, j’avais gardé les cheveux attachés et remis le châle sur moi, fixé en cache-cœur et maintenu par des épingles.

Grégoire s’était montré prévenant….une fois de plus. Les souvenirs de notre soirée au coin du feu, pratiquement, me rappelaient qu’à aucun moment, il n’avait eu un geste déplacé ou aurait pu dévoiler un autre visage que celui que je m’étais fait de lui.
Il était bien différent de tous ceux que j’avais pu croiser. Il était bon tout comme Cristo l’était.

Lorsque je sortis pour vider l’eau dehors, je le cherchais. Mon regard se leva en suivant l’échelle accolée contre la chaumière.
Le temps n’était pas encore printanier et ne semblait pas tenir les promesses des premières heures de mon lever.
Sur l’instant, je n’avais pas osé lui parler.
Je rebroussais chemin vers l’intérieur pour ranger la bassine. C’est en voyant la table du petit déjeuner, que je me dis qu’il n’avait rien pris ce matin.

Tartine confiture, je sortis.
Et puis, nous n’allions pas rester sur une gêne que nous avions mise du temps à apprendre à maitriser.

– Vous n’avez rien pris Grégoire ?! Je vous ai préparé du pain et un peu de confiture….je préfère vous savoir avec le ventre plein plutôt que vide si vous travaillez…. Je lui montrais le pain. A moins que vous n’aimiez pas le pain et la confiture….je peux vous faire autre chose si vous le souhaitez ?

Il descendait.
Je reculais pour lui laisser un peu de place.

– Il ne fait pas chaud encore…j’espère que vous n’avez pas trop froid …. Banalités qui servaient surtout à masquer ma gêne.

Je lui tendis le pain.

- …Je me croyais seule…tout à l’heure…ce n’est pas votre faute.

Il mordait dans le pain. La confiture déborda sur ses lèvres. Je lui souris. Mon pouce alla essuyer le surplus de fruits avant de finir dans ma bouche. J’allais renouveler mon action mais mon pouce caressa le bord de ses lèvres doucement. Mes pieds se soulevèrent avec lenteur afin de pouvoir déposer un baiser sur celles-ci, oubliant sa cicatrice.

– Tu es différent des autres…je ne souhaite pas gâcher cette confiance naissante entre nous.

Ma bouche s’empara encore de la sienne avant de retourner à mes occupations.

– Fais attention à toi sur ce toit et s’il pleut rentre…





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MessageSujet: Re: Echanges de bons procédés [Pv Astrid]   Sam 20 Avr - 20:09

Ca je n’étais pas prêt de refaire deux fois la même erreur.
Tout en gravissant les barreaux de l’échelle je ressassais ce qui venait de se passer me maudissant encore une fois.
Travailler allait me faire oublier momentanément cette erreur de ma part.

J’entendis la porte s’ouvrir et le bruit singulier de l’eau que l’on vide dans le caniveau.
Je m’étais arrêté, guettant le moindre bruit, le moindre appel.
Mais tout resta silencieux, puis de nouveau le grincement de la porte qui se ferme.
Voila tout était dit à travers ce silence.
Le langage des portes…à méditer.

De nouveau les clous fixaient les lattes de façon à ce qu’elles ne glissent plus par mauvais temps, lorsque entre deux coups de marteau j’entendis cette satanée porte venir de nouveau me persécuter ;
Puis je fus surpris d’entendre Astrid me proposer pain et confiture, ou autre chose.
J’interrompais mon travail pour aller la retrouver, avec présent à l’esprit la décision de ne pas m’approcher trop près d’elle.
D’ailleurs elle se recula dés que mes pieds se posèrent dans l’herbe.

« Non pas chaud… » il y avait pas grand-chose à dire… «ca va aller merci »

J’avais faim de toute façon, et tout en mordant dans la tartine je l’écoutais m’absoudre de toute responsabilité.
J’en respirais un peu mieux, mais tout ceci ne réglait en rien le malaise que j’avais créé.

Puis les choses s’enchainèrent rapidement, comme lorsque j’avais ouvert ma porte ce matin.
Il y eut un sourire, la confiture qui coula le long de ma bouche, un doigt qui n’était pas à moi vint s’emparer de cette gelée fruitée, doigt qui se porta à sa bouche.
Astrid avait parlé à sa manière, son pouce glissant furtivement sur mes lèvres avant que les siennes
n’y déposent un baiser.

– Tu es différent des autres…je ne souhaite pas gâcher cette confiance naissante entre nous.
Sa bouche s’empara encore de la mienne avant de retourner à ses occupations.
– Fais attention à toi sur ce toit et s’il pleut rentre…

J’en étais sidéré et ne put répondre avant qu’une deuxième offensive eut lieu, plus prononcée, plus vrai baiser.

*attention à moi...pleuvoir…*

Elle était rentrée dans la chaumière et j’étais au pied de l’échelle à me demander quelle conduite adopter.
J’étais tout chaud à l’intérieur, chaleur agréable que je n’avais jamais ressentie au paravant.
Et dans la même seconde je poussais la porte de la pièce principale apercevant Astrid nettoyant la table.

«J’aurais du frapper pour que tu m’entendes….je n’ai pas envie de partir maintenant…il y a du travail…»

Puis je m’approchais d’elle, prenais son visage entre mes mains, ma bouche rencontrait la sienne pour lui rendre son baiser, qui dura plus longtemps puisque nous étions au chaud.

« non on va pas gâcher cela »

Moi aussi je lui donnais un deuxième baiser, véritable baiser.
Puis je retournais à ma tache.

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